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Flash marchés du 19 au 23 juin 2017


 

​le 23/06/2017

 

Environnement économique

 

 

Zone euro : l’INSEE vient de revoir à la hausse la croissance française pour cette année. Après une progression de 1,1 % en 2016, la hausse du PIB atteindrait 1,6 % en 2017 et se rapprocherait de la croissance moyenne de la zone euro fixée à 1,8 %. Selon l’institut de conjoncture, le moindre dynamisme de la consommation serait compensé par la hausse des investissements des entreprises à + 2,9 %, après 3,4 % l’année dernière, chiffre qui s’explique en partie par l’aide à l’investissement qui s’est arrêtée depuis. De même, l’investissement des ménages resterait dynamique, tiré par l’investissement en logement qui progresserait à un rythme de + 3,7 %. 220 000 créations d’emplois sont attendues cette année. Cette amélioration s’inscrit dans le cadre d’un redressement du commerce mondial attendu en hausse de 4 %, contre 2 % l’année dernière, avec l’amélioration des pays émergents et des exportateurs de pétrole. De plus, la France bénéficie à plein des mesures prises pour améliorer les marges des entreprises et abaisser le coût du travail, du type CICE ou du pacte de responsabilité. Mais, comme pour les autres pays de l’OCDE, les gains de productivité continuent à ralentir, limitant leur progression à 0,5 % par an. La faible modernisation du capital des entreprises françaises et le faible niveau de gamme de la production, couplés à des coûts salariaux relativement élevés, constituent un frein structurel pour une croissance forte et durable.
 
Etats-Unis : 34 banques ont passé avec succès les stress tests imposés par la Banque centrale. Même si le taux de chômage, actuellement à un peu plus de 4 %, remontait à 10 %, si les actions chutaient de 50 %, si les prix de l’immobilier commercial perdaient 65 %, les banques resteraient solvables, même en accusant 385 milliards de dollars de pertes cumulées. Rappelons que ces 34 banques ont levé environ 750 milliards de dollars de capitaux depuis 2009. Au-delà de la solidité du système de financement de l’économie, l’enjeu de ces tests est l’autorisation de distribuer plus de dividendes pour ces établissements qui devraient reverser plus de 120 milliards de dollars à leurs actionnaires en 2017, soit 85 % de leurs profits, contre 75 % en 2016. La Banque centrale se prononcera sur ce sujet le 28 juin.
 

 

Pétrole : la chute récente des cours s’explique par la hausse de la production en Lybie et au Nigéria. Ces deux pays avaient été exemptés par l’OPEP de l’accord de réduction des quotas de production. Mais sur le fond, l’affaiblissement des prix trouve sa source dans l’augmentation de plus de 10 % de la production aux États-Unis qui atteint un niveau de production proche de celui de l’Arabie saoudite ou de la Russie. Ainsi, la baisse de la production de l’OPEP est équivalente à la hausse de la production américaine. 
 

 

Marchés financiers


Taux et change : le dollar baisse vis-à-vis de l’euro depuis la mi-avril, contrairement aux anticipations. Pour les analystes de Natixis, ce mouvement s’explique par l’arrêt des sorties de capitaux en Chine, par un regain de croissance en zone euro et par un risque de ralentissement aux États-Unis. Il est donc possible que le resserrement de la politique monétaire aux États-Unis soit plus limité, alors qu’en zone euro, la Banque centrale arrêterait ses achats d’obligations en 2018.

Actions : les places boursières ont surtout fluctué en fonction du prix du pétrole. Le fabricant d’indice MSCI (Morgan Stanley Capital Index) va inclure 222 actions chinoises dans l’indice des pays émergents. Elles pèseront pour un peu moins de 1 % de l’indice. Jusqu’à présent, ces actions n’étaient pas directement représentées dans cet indice, alors que la capitalisation des places boursières chinoises représenterait environ 50 % des encours des bourses le composant. Dans les trimestres à venir, le poids des actions chinoises devrait augmenter progressivement. Cette réorganisation intervient alors que les flux d’investissement mondiaux vont progresser de 5 % en 2017, à 1 800 milliards de dollars. Les investisseurs sont attirés notamment par la zone Asie-Pacifique.

Rédigé le 23/06/2017

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
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